Bilatérales III : quand le patronat fribourgeois fabrique la peur pour bâillonner le peuple

Quand une chambre patronale appelle publiquement à « combattre » un parti politique, quand un média subventionné relaye sans distance un discours alarmiste soigneusement calibré, et quand toute voix dissidente est disqualifiée avant même le débat, ce n’est plus une discussion économique — c’est une opération de conditionnement politique. Sous couvert de défendre la prospérité, une mécanique bien rodée s’active : peur, amalgames, chiffres brandis comme des armes, et silence absolu sur l’essentiel. Ce qui se joue ici dépasse largement les Bilatérales III. C’est un test grandeur nature : celui de la capacité du peuple suisse à rester souverain face à une offensive coordonnée des élites économiques, politiques et médiatiques.

 

La scène est révélatrice. À Bluefactory, la Chambre de commerce et d’industrie fribourgeoise orchestre un « panel » unanimiste — patrons, élus, rectrice, scientifiques — soigneusement alignés pour une seule mission : désigner un ennemi intérieur et appeler explicitement à le « combattre ». L’ennemi ? L’UDC. Le message ? Les Bilatérales III seraient vitales, indiscutables, et toute opposition relèverait de l’ignorance, du mensonge ou de l’idéologie.

La mise en scène est assumée. Le 30 janvier 2026, La Liberté relaie sans distance critique cet appel patronal à la mobilisation politique contre un parti suisse — fait rarissime et profondément inquiétant dans une démocratie de milice.

1) Un faux débat organisé : le pluralisme sacrifié

Il ne s’agissait pas d’un débat. Le directeur adjoint de la CCIF l’admet : « Nous devions réagir ». Traduction : neutraliser un discours jugé dangereux avant même que le peuple n’ait accès au texte final des Bilatérales III. Aucun contradicteur, aucun juriste indépendant, aucun représentant de PME critiques, aucun spécialiste de la souveraineté juridique. Un plateau de haut vol… dans l’art de l’entre-soi.

2) L’amalgame comme méthode : prospérité = soumission

L’argument massue martelé : « 52 % des exportations fribourgeoises vont vers l’UE ». Le chiffre est exact. La conclusion est trompeuse.

Exporter vers l’UE n’implique ni reprise dynamique du droit, ni tutelle juridictionnelle étrangère, ni mécanismes automatiques de sanctions. La Suisse exporte parce qu’elle est compétitive, innovante, fiable — pas parce qu’elle s’aligne politiquement. La preuve : nos excédents commerciaux existent sans adhésion, et les accords bilatéraux I & II n’ont jamais impliqué l’abandon de la primauté démocratique aujourd’hui exigée.

3) Le chantage à l’innovation : Horizon Europe comme alibi

On invoque Horizon Europe, la « Ligue des champions », la recherche menacée. Rappel des faits : la Suisse a déjà été exclue pour des raisons politiques, non économiques. Céder aujourd’hui, c’est institutionnaliser le chantage : demain, toute divergence démocratique pourra être punie. Une science libre ne prospère pas sous condition d’obéissance.

4) Le récit entrepreneurial instrumentalisé

Un entrepreneur cite un manque à gagner de 15 millions lié au statut de pays tiers. Respect pour l’expérience. Mais une trajectoire individuelle ne fonde pas une refonte constitutionnelle. La politique économique ne se décrète pas à partir d’un cas, aussi médiatique soit-il. Sinon, on gouverne par l’émotion — exactement ce que reprochent ces mêmes milieux à leurs opposants.

5) Le cœur du problème soigneusement évité : la souveraineté

Personne, ce soir-là, ne parle du noyau dur des Bilatérales III :

  • reprise dynamique du droit étranger,
  • mécanisme de règlement des différends hors souveraineté,
  • sanctions automatiques,
  • contournement du référendum par la pression économique.

Or la Constitution fédérale est claire. Le peuple est le Souverain. Les droits politiques sont garantis par l’article 136 Cst. Toute architecture qui vide ces droits de leur substance n’est pas une modernisation, c’est un dessaisissement.

6) Appeler à « combattre » un parti : dérive démocratique

Quand un conseiller d’État parle de « combat » contre l’UDC, quand une chambre patronale s’engage ouvertement contre un parti, quand un média subventionné relaie sans recul — ce n’est plus de l’économie, c’est de l’ingénierie politique. Et elle vise un seul acteur : le seul parti qui défend explicitement la primauté du Souverain, l’indépendance juridique et la démocratie directe.

Conclusion

La peur n’est pas un programme. Le chantage n’est pas une vision. L’unanimisme n’est pas un débat.

Les Bilatérales III engagent l’architecture démocratique de la Confédération. Elles méritent mieux que des panels verrouillés, des métaphores sportives et des éditoriaux militants. Elles exigent un choix éclairé — par le peuple, pour le peuple.

Car en Suisse, quoi qu’en pensent certains salons feutrés, le Souverain ne se combat pas.

Ce que les médias taisent, nous l’analysons. Ce que Berne négocie, nous le décortiquons. Rejoignez maintenant notre QG sur Telegram: https://t.me/souverainetesuisse

Je choisis la liberté, la neutralité et la démocratie directe — je rejoins Souveraineté Suisse pour défendre l’indépendance de la Suisse. Pour adhérer : https://souverainete-suisse.ch/devenir-membre/