Ignazio Cassis doit partir. Pour la neutralité. Pour la Suisse.

La Suisse n’est pas neutre quand elle hésite. Elle cesse de l’être. Lorsqu’un pays fondé sur le droit humanitaire, la médiation et la constance diplomatique commence à « étudier » des clubs de puissance conçus pour contourner le multilatéralisme, ce n’est pas de la prudence : c’est un renoncement. Et ce renoncement porte un nom, une fonction, et une responsabilité politique claire.

Comment la Suisse, berceau du droit humanitaire, État hôte de plus de 40 organisations internationales, dépositaire des Conventions de Genève, peut-elle déclarer qu’elle va « étudier » une éventuelle participation à un prétendu « Conseil de la paix » imaginé par Donald Trump ?

Un club privé, hors ONU, hors droit international, hors multilatéralisme.

Un cercle fermé fonctionnant comme un country club géopolitique, avec droit d’entrée à un milliard de dollars, conçu pour court-circuiter l’ONU, marginaliser les États non alignés et imposer la loi du plus fort.

Le simple fait d’annoncer que la Suisse “étudie” cette option est une faute politique grave.

Une neutralité transformée en variable d’ajustement

Sous la direction d’Ignazio Cassis, le Département fédéral des affaires étrangères ne défend plus la neutralité :

il la négocie, la tord, la relativise, au gré des pressions et des rapports de force.

La neutralité suisse n’est ni un slogan, ni une posture morale, ni un outil de communication.

C’est un instrument stratégique, reconnu, respecté, utile parce qu’il est crédible et constant.

Or aujourd’hui, cette crédibilité s’effondre.

« L’ambiguïté n’est pas de la diplomatie : c’est de la lâcheté. »

Jamais cette maxime n’a été aussi vraie.

La Suisse n’a pas à plaire au “Parrain”

La Suisse n’a pas à flatter une puissance, quelle qu’elle soit.

Elle n’a pas à montrer patte blanche.

Elle n’a pas à “ne pas fâcher” tel ou tel camp.

Sa force a toujours été ailleurs :

  • le droit international,
  • le multilatéralisme,
  • la médiation crédible,
  • l’indépendance de jugement.

En acceptant ne serait-ce que l’idée d’un tel club, le DFAE sape tout ce que la Suisse représente sur la scène internationale.

Cassis incarne l’échec de la fonction

Le problème n’est plus une décision isolée.

C’est une trajectoire.

Ignazio Cassis incarne une diplomatie :

  • alignée,
  • incohérente,
  • obsédée par le consensus mou,
  • incapable d’assumer la singularité suisse.

Un chef du DFAE qui ne comprend pas — ou ne défend plus — la neutralité n’a plus sa place à ce poste.

Conclusion : pour la Suisse, il doit démissionner

La neutralité suisse n’est pas négociable.

Le multilatéralisme n’est pas optionnel.

La crédibilité internationale ne se brade pas.

Ignazio Cassis doit démissionner.

Par respect pour les institutions.

Par respect pour la neutralité.

Par respect pour la Suisse.

Le silence serait une complicité.

L’inaction, une capitulation.

On ne confierait pas un diagnostic vital à un praticien incapable de reconnaître les symptômes ; pourquoi lui confier la neutralité suisse ?

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