Quand une juridiction non élue impose à un État ce que sa Constitution interdit explicitement, il ne s’agit plus d’une interprétation du droit mais d’une confiscation du pouvoir politique. La dernière décision de la CJUE franchit une ligne rouge : sous couvert de liberté de circulation, elle transforme les juges européens en législateurs idéologiques, reléguant la souveraineté des peuples et les Constitutions nationales au rang d’obstacles à contourner.
Il y a des arrêts qui font jurisprudence.
Et d’autres qui font basculer l’Europe hors du droit.
La dernière décision de la Cour de justice de l’Union européenne en est l’illustration parfaite : au nom de la « liberté de circulation », la Cour de Luxembourg exige qu’un État reconnaisse comme mariage une union qu’il n’a jamais reconnue, jamais votée, jamais inscrite dans sa Constitution.
La Pologne est sommée de considérer comme mariés deux ressortissants unis en Allemagne, alors même que sa Constitution définit explicitement le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme.
La CJUE prétend respecter les compétences nationales… tout en les annulant dans les faits.
C’est une dépossession juridique déguisée en interprétation technique.
Une mécanique bien rodée : contourner les peuples, neutraliser les Constitutions
Ce jugement n’est pas un accident. Il s’inscrit dans une stratégie cohérente :
- utiliser les libertés économiques et de circulation pour imposer des choix de société ;
- transformer des compétences nationales exclusives (famille, filiation, statut personnel) en obligations européennes indirectes ;
- placer les Constitutions sous tutelle jurisprudentielle.
Autrement dit : le droit dérivé devient supérieur au droit constitutionnel, sans révision des traités, sans référendum, sans mandat populaire.
Le même schéma à Strasbourg, à Bruxelles et au Parlement européen
La dérive est systémique.
La Cour européenne des droits de l’homme condamne la Pologne pour avoir protégé la vie, au motif que son Tribunal constitutionnel ne conviendrait pas idéologiquement.
Le Parlement européen soutient des initiatives visant à financer l’avortement transfrontalier depuis le budget européen, contournant les choix démocratiques nationaux.
La Commission européenne menace désormais de conditionner l’accès aux fonds européens au respect d’un « État de droit » redéfini politiquement — un instrument de chantage financier assumé.
La souveraineté devient conditionnelle.
La conformité idéologique, obligatoire.
Quand un État résiste, il est attaqué
La Slovaquie a osé faire ce que tout État souverain est censé pouvoir faire : inscrire dans sa Constitution des principes fondamentaux sur la famille, la filiation, la protection de l’enfance, la dignité humaine.
Résultat : menaces de procédures, pressions institutionnelles, mise sous surveillance.
Voilà le message envoyé aux nations européennes :
vous pouvez voter, mais seulement dans le bon sens.
Ce n’est plus une Union de droit. C’est un pouvoir sans limite.
Quand des juges non élus :
- redéfinissent le mariage,
- invalident des Constitutions,
- imposent des choix éthiques,
- conditionnent l’argent à l’alignement idéologique,
alors nous ne sommes plus dans le droit.
Nous sommes dans l’ingénierie politique par le prétoire.
Même des acteurs extérieurs à l’UE commencent à nommer ce malaise civilisationnel. Ce n’est pas un hasard. C’est un signal.
Conclusion — Résister, ou disparaître juridiquement
La question n’est plus de savoir si l’on est « progressiste » ou « conservateur ».
La question est simple :
⮕ Un peuple a-t-il encore le droit de décider de ses lois fondamentales ?
Si la réponse est non, alors l’Union européenne a cessé d’être une communauté de nations.
Elle est devenue un système de contrainte normative sans contre-pouvoir démocratique.
Face à cette dérive, se taire, c’est consentir.
Résister juridiquement, politiquement et institutionnellement devient une nécessité vitale.
Le droit ne peut pas survivre sans souveraineté.
Et l’Europe ne survivra pas à la négation des peuples.
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