L’euro va s’effondrer. Ce n’est plus une opinion, c’est une certitude historique.

On nous répète que l’euro est « irréversible ». Qu’il n’y a « pas d’alternative ». Qu’en sortir serait le chaos.

C’est exactement ce que l’on dit toujours avant l’effondrement d’un système monétaire.

Car l’histoire est implacable : aucune monnaie imposée par une technocratie, sans peuple souverain derrière elle, n’a jamais survécu durablement. L’euro ne fait pas exception. Il ne s’agit plus d’opinion, mais de mathématiques, de dette… et de temps qui s’épuise.

 

Par Ludovic Malot, entrepreneur & économiste, Auteur « Le Suicide Monétaire » aux éditions Maïa

Il faut avoir le courage de le dire clairement : l’euro est une construction condamnée.

Non pas par idéologie, mais par arithmétique, histoire et logique politique.

Toutes les grandes monnaies artificielles imposées par le haut, sans peuple souverain derrière elles, ont fini de la même manière. L’euro n’échappera pas à cette loi.

Une monnaie sans nation : une anomalie historique

Aucune monnaie durable n’a jamais survécu sans :

  • un État souverain,

  • un budget commun,

  • un peuple politiquement unifié,

  • une responsabilité démocratique claire.

L’euro n’a aucun de ces fondements.

Vingt pays, des structures économiques opposées, des cultures fiscales incompatibles, des cycles économiques divergents… liés par une seule monnaie rigide. C’est une aberration macroéconomique.

Déjà dans les années 1960, Jacques Rueff avertissait :

« L’inflation est l’impôt le plus injuste, car il frappe d’abord les plus faibles. »

C’est exactement ce que produit l’euro aujourd’hui.

Une machine à dettes et à déséquilibres

Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

  • Dette publique moyenne de la zone euro : ≈ 90 % du PIB

  • Italie : ≈ 140 %

  • France : ≈ 112 %

  • BCE : bilan passé de 1 200 milliards € en 2007 à plus de 7 500 milliards €

  • Déséquilibres TARGET2 : plus de 1 100 milliards € pour l’Allemagne seule

Ces chiffres ne décrivent pas une zone monétaire saine, mais une fuite en avant permanente, rendue possible uniquement par la planche à billets et la répression financière.

Rueff parlait déjà de cette dérive :

« Le déficit budgétaire est la forme moderne de la banqueroute. »

L’euro n’a pas supprimé les crises : il les a mutualisées, masquées, puis aggravées.

La BCE : cœur technocratique du problème

La Banque centrale européenne n’est pas une banque centrale classique.

C’est un organe politique non élu, qui :

  • fixe les taux pour 450 millions d’Européens,

  • redistribue silencieusement la richesse par l’inflation,

  • choisit quels États survivent… et à quel prix.

Quand une monnaie ne peut survivre que par des taux artificiellement bas, des rachats de dettes massifs et des règles constamment violées, ce n’est plus une monnaie : c’est un dispositif de contrôle.

L’euro comme instrument de domination

L’euro n’est plus un projet de prospérité.

C’est devenu un outil disciplinaire :

  • austérité imposée aux peuples,

  • chantage budgétaire,

  • mise sous tutelle des États,

  • destruction progressive des souverainetés nationales.

Aucune tyrannie technocratique n’est éternelle. L’histoire est formelle : quand la monnaie devient un instrument de domination plutôt que d’échange, elle finit toujours par être rejetée.

Comment l’euro disparaîtra

Pas par un vote.

Pas par une conférence solennelle.

Mais par :

  • une crise obligataire majeure,

  • une fracture Nord-Sud irréversible,

  • une perte de confiance brutale,

  • ou une sortie unilatérale déclenchée par nécessité.

Toutes les grandes monnaies artificielles meurent de la même façon : par la réalité.

Conclusion

L’euro ne sera pas sauvé.

Il sera abandonné.

Non parce que les peuples le voudront soudain, mais parce que les lois économiques sont plus fortes que les dogmes idéologiques.

Jacques Rueff l’avait compris avant beaucoup d’autres : on ne triche pas durablement avec la monnaie sans en payer le prix.

L’euro n’est pas une fatalité.

Sa disparition est une certitude historique.

La seule question est désormais :

qui aura le courage de s’y préparer — et qui paiera l’addition finale ?

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