Argent liquide : ce que l’AGEFI ne veut surtout pas que vous compreniez avant le 8 mars

On nous explique doctement que défendre l’argent liquide serait une lubie archaïque, inutile, presque dangereuse. En réalité, ce discours révèle surtout la panique feutrée d’un milieu financier qui n’a plus l’habitude d’être questionné. Quand des éditorialistes expliquent au souverain que « le problème n’existe pas », ce n’est pas de pédagogie qu’il s’agit, mais d’un réflexe de défense : empêcher le débat avant qu’il n’atteigne le cœur du système. Le 8 mars, ce n’est pas l’argent liquide qui est jugé — c’est le droit du peuple à mettre des limites à une finance qui se prétend indépendante tout en échappant à tout contrôle.

 

L’éditorial de l’AGEFI intitulé « Argent liquide : une mauvaise solution à un problème qui n’existe pas » est un cas d’école.

Non pas de pédagogie économique, mais de défense réflexe d’un système financier qui refuse tout contrôle démocratique.

Démontage point par point.

1. « Le problème n’existe pas » — vraiment ?

Affirmer que le risque de disparition de l’argent liquide serait une fiction relève soit de la naïveté, soit de la mauvaise foi.

Restrictions d’accès aux guichets, plafonds de retraits, fermetures de distributeurs, dépendance totale à l’électricité et aux réseaux : les faits sont documentés, quotidiens, mesurables.

Inscrire l’argent liquide dans la Constitution, ce n’est pas « agiter des peurs » :

⮕ c’est verrouiller un droit fondamental avant qu’il ne soit vidé de sa substance.

2. Le mythe sacré de « l’indépendance de la BNS »

C’est ici que l’éditorial devient idéologique.

La Banque nationale suisse serait indépendante ?

Indépendante de qui ? Certainement pas des marchés financiers internationaux.

Quelques réalités que l’AGEFI évite soigneusement :

  • La BNS détient des centaines de milliards d’actifs financiers étrangers, majoritairement libellés en dollars.

  • Elle est structurellement exposée aux décisions de la Réserve fédérale américaine.

  • Elle évolue dans un écosystème dominé par Wall Street, pas par les citoyens suisses.

Une banque centrale surinvestie en marchés actions et obligations étrangères n’est pas « indépendante » : elle est imbriquée.

3. Numérisation monétaire : le non-dit stratégique

Dans un monde où les paiements se numérisent rapidement et où des projets de monnaies numériques de banque centrale émergent partout, la question n’est pas technologique mais institutionnelle. Une monnaie numérique peut être un outil — elle devient un problème dès lors qu’elle n’a plus de contrepoids. Sans argent liquide garanti, tout paiement devient conditionnel : à l’électricité, aux réseaux, aux règles imposées d’en haut. Inscrire le cash dans la Constitution, ce n’est pas refuser l’innovation, c’est empêcher qu’elle se transforme en dépendance totale. Le pluralisme monétaire n’est pas un archaïsme : c’est une assurance-liberté.

4. Confédération = tutelle ? Fausse équation

L’AGEFI assimile volontairement la garantie constitutionnelle de l’argent liquide à une « mise sous tutelle politique ».

C’est un contresens total.

L’initiative ne dicte ni taux d’intérêt, ni politique monétaire.

Elle impose une seule chose : que la Confédération garantisse l’existence effective de billets et de pièces, en tout temps et en quantité suffisante.

C’est une clause de sauvegarde, pas une prise de contrôle.

5. Comparaison Fed–Maison-Blanche : diversion

L’exemple américain brandi dans l’éditorial est une manœuvre rhétorique.

La Suisse n’est pas les États-Unis. Le cadre institutionnel, le mandat et l’histoire monétaire n’ont rien de comparable.

Importer ce conflit pour faire peur revient à remplacer l’analyse par l’argument d’autorité.

6. Qui a peur du débat, au fond ?

La virulence contre cette initiative révèle autre chose :

la crainte que les citoyens mettent enfin leur nez dans les mécanismes monétaires.

L’argent liquide :

  • limite la traçabilité totale,

  • empêche le contrôle intégral des flux,

  • protège la vie privée,

  • garantit une résilience en cas de crise.

Tout ce que le système financier n’aime pas.

Conclusion : le 8 mars, ce n’est pas un vote technique

C’est un vote de principe.

Pour la liberté de paiement.

Pour la résilience.

Pour la souveraineté réelle — pas celle des bilans et des éditoriaux.

Inscrire l’argent liquide dans la Constitution, ce n’est pas affaiblir la Suisse.

C’est la protéger contre ceux qui prétendent savoir mieux que le peuple ce qui est “bon” pour lui.

Le 8 mars, votons OUI, c’est clair. 🇨🇭

 

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