Silence de la Confédération et propagande subventionnée : quand la Suisse abandonne l’un des siens

Il y a des silences qui protègent. Et il y a des silences qui trahissent.

Dans l’affaire Jacques Baud, le mutisme du Département fédéral des affaires étrangères est assourdissant. Pendant que des institutions étrangères stigmatisent un citoyen suisse sans jugement, une plateforme publique, SWI swissinfo.ch, financée par la SSR SRG, relaie docilement le libellé politique d’une décision européenne — sans contradictoire, sans esprit critique, sans exigence journalistique.

Le procédé est désormais bien rodé. Comme récemment à la RTS, on reprend mot pour mot l’argumentaire d’une autorité étrangère, on convoque un « expert » militant à charge, et l’on transforme une sanction administrative en verdict moral. Le tout payé par l’argent du contribuable suisse.

Où est la Confédération?

Dans un pays normal, lorsqu’un ressortissant est pris en otage — fût-ce juridiquement — par une puissance étrangère, l’appareil diplomatique se met en mouvement. Des task forces sont créées, la communication est assurée, les démarches sont claires. Ici, rien. Parce que les preneurs d’otage portent des cravates et siègent à Bruxelles, l’inaction devient la règle. L’Union européenne sanctionne, stigmatise, gèle des droits. Et Berne regarde ailleurs.

L’argument avancé — une prétendue « propagande » — ne résiste pas à l’examen. Depuis quand l’expression d’analyses dissidentes constitue-t-elle un « crime » sans procès ? Depuis quand l’usage de termes controversés justifie-t-il des sanctions extraterritoriales ? Montesquieu rappelait que « la liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent ». Or ici, il n’y a ni loi suisse violée, ni décision judiciaire. Seulement une décision politique étrangère, reprise comme une vérité révélée.

Le plus grave est ailleurs.

Le Secrétariat d’État à l’économie reconnaît que la Suisse ne reprend pas ce régime de sanctions. Très bien. Mais alors pourquoi ce silence diplomatique ? Deux hypothèses existent : soit des démarches existent et sont cachées — ce qui pose un problème démocratique majeur — soit il n’y en a pas. Dans ce second cas, la Suisse abandonne un de ses citoyens à une mesure arbitraire, créant un précédent redoutable.

Hannah Arendt écrivait que « la propagande devient dangereuse lorsqu’elle remplace la pensée ». C’est exactement ce qui se produit lorsque des médias publics cessent d’informer pour relayer des narratifs officiels, et lorsque l’État renonce à protéger ses ressortissants par crainte de déplaire.

Conclusion — La neutralité ne se proclame pas, elle se défend

Le scandale n’est pas qu’européen. Il est suisse. Il tient dans ce double renoncement : un journalisme public transformé en chambre d’écho, et une diplomatie qui se tait quand elle devrait parler. Aujourd’hui Jacques Baud. Demain, qui ?

Une Confédération qui n’ose plus défendre les siens a déjà commencé à perdre sa souveraineté.

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