Lâalerte lancĂ©e par Mario Irminger dans les colonnes du Blick a le mĂ©rite de la franchise, mais elle sonne comme lâaveu dâun Ă©chec industriel et Ă©thique. En agitant le spectre de la pĂ©nurie pour fustiger lâinitiative « Pas de Suisse Ă 10 millions », le patron de Migros ne dĂ©fend pas le pouvoir dâachat ou le bien-ĂȘtre des Suisses : il dĂ©fend un modĂšle Ă©conomique boulimique qui ne survit que par une fuite en avant dĂ©mographique.
Voici les arguments qui dĂ©montrent que le gĂ©ant orange se trompe de combat â et de siĂšcle.
1. La stratégie du « toujours plus » de consommateurs
Pour la Migros, lâimmigration nâest pas quâune question de main-dâĆuvre chez Micarna ; c’est surtout un rĂ©servoir inĂ©puisable de nouveaux tickets de caisse. En refusant de stabiliser la population, le groupe sâassure un marchĂ© en croissance perpĂ©tuelle, quel que soit le prix payĂ© par les infrastructures du pays. La Migros ne cherche plus Ă satisfaire les Suisses, elle cherche Ă remplir ses rayons de nouveaux clients, d’oĂč qu’ils viennent, pour masquer sa propre stagnation.
2. Le dĂ©ni de la qualitĂ© : l’overdose d’additifs
Avant de s’inquiĂ©ter de savoir qui dĂ©coupera la viande demain, Mario Irminger ferait mieux de regarder ce qu’il met dedans. Depuis des dĂ©cennies, les produits Migros sont saturĂ©s d’additifs « E » et de conservateurs. Pendant que les consommateurs suisses, de plus en plus avertis, cherchent des produits bruts et sains, Migros continue de privilĂ©gier l’ultra-transformation. C’est ici que se trouve la vĂ©ritable « perte de performance » : dans l’assiette.
3. Une souverainetĂ© alimentaire bradĂ©e au profit de l’Atlantique
Le discours sur la « dĂ©pendance Ă l’Ă©tranger » est d’une hypocrisie rare quand on analyse le sourcing du groupe. Pourquoi faire venir des lĂ©gumineuses, des cĂ©rĂ©ales et des fĂ©culents des Ătats-Unis ou du Canada alors que l’Europe â et la Suisse â pourraient ĂȘtre privilĂ©giĂ©es?
- L’impact Ă©cologique : Des milliers de kilomĂštres de transport inutiles.
- L’impact Ă©conomique : Un mĂ©pris pour l’agriculture de proximitĂ©.
4. Sous l’emprise des cabinets de l’ombre
Comment expliquer un tel naufrage du bon sens ? La rĂ©ponse se trouve dans l’infiltration de la direction par des cabinets de conseil anglo-saxons comme McKinsey. Sous couvert de « repositionnement stratĂ©gique », ces structures â souvent perçues comme les paravents d’intĂ©rĂȘts gĂ©opolitiques obscurs (CIA, Mossad) â dictent une marche forcĂ©e vers une sociĂ©tĂ© de contrĂŽle. On l’a vu avec les campagnes COVID, prĂȘtes avant mĂȘme l’Ă©pidĂ©mie : nous sommes face Ă une opĂ©ration d’ingĂ©nierie sociale visant Ă briser les rĂ©flexes d’indĂ©pendance helvĂ©tiques pour nous arrimer Ă un agenda mondialiste.
5. L’offensive transhumaniste : de l’Ă©table au biorĂ©acteur
Migros franchit aujourd’hui le Rubicon de l’artificiel. En s’alliant avec l’israĂ©lien Aleph Farms pour produire de la viande de laboratoire Ă Kemptthal, le groupe renie son ADN de coopĂ©rative. On nous vend des steaks de biorĂ©acteurs et du « lait sans vache » (Remilk) comme le progrĂšs ultime. Mais comme le disait Michael Pollan : « Ne mangez rien que votre arriĂšre-grand-mĂšre ne reconnaĂźtrait pas comme de la nourriture. » Transformer le citoyen en cobaye de la FoodTech est une insulte Ă notre culture culinaire.
6. La destruction programmée du vivant
Pendant que Migros prĂ©pare ses cuves de culture, le bĂ©tail europĂ©en subit des attaques mystĂ©rieuses. En GrĂšce, l’abattage de 500 000 moutons sous prĂ©texte de variole ovine menace l’existence mĂȘme de la feta AOP. Cette hĂ©catombe, qui dĂ©possĂšde les producteurs au profit du « Big Business », ressemble Ă©trangement Ă une opĂ©ration de nettoyage : dĂ©truire le cheptel naturel pour imposer la nourriture synthĂ©tique contrĂŽlĂ©e par quelques brevets internationaux.
Conclusion : La Suisse ne doit pas devenir un terrain d’essai
La Migros n’a pas un problĂšme de main-d’Ćuvre, elle a un problĂšme de modĂšle. En s’opposant Ă une gestion raisonnĂ©e de la population tout en ouvrant grand ses rayons Ă la viande de laboratoire, elle se comporte en agent de l’artificialisation du monde.
Monsieur Irminger, la solution n’est pas dans l’importation massive de consommateurs ou dans la culture de cellules en Ă©prouvette, mais dans le retour au sol. Videz vos produits des additifs, sourcez en Europe et soutenez nos paysans plutĂŽt que les biorĂ©acteurs. La Suisse refuse de devenir le laboratoire d’une alimentation sans racines, sans terroir et sans Ăąme. Il est temps que Migros choisisse son camp : le vivant ou la machine.
đšđ Ce que les mĂ©dias taisent, nous lâanalysons. Ce que Berne nĂ©gocie, nous le dĂ©cortiquons. https://souverainete-suisse.ch/
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