La dĂ©mocratie directe est le pilier fondateur de notre pays. Elle repose sur un contrat social simple mais absolu : le droit pour chaque citoyen, chaque parti et chaque comitĂ© d’exprimer ses idĂ©es, de lancer des dĂ©bats et de soumettre des propositions au peuple, dans le respect mutuel et la lĂ©galitĂ©. Pourtant, ce modèle enviĂ© Ă travers le monde subit aujourd’hui les assauts rĂ©pĂ©tĂ©s d’une frange militante qui refuse les règles du jeu dĂ©mocratique dès lors que les sujets ne cadrent pas avec son agenda idĂ©ologique.
Le constat dressĂ© rĂ©cemment par le Conseiller national Nicolas Kolly Ă Treyvaux en est l’illustration concrète. Les affiches et supports de campagne de l’initiative pour la durabilitĂ© « Pas de Suisse Ă 10 millions ! » font l’objet de dĂ©gradations systĂ©matiques. Voler des affiches, lacĂ©rer des panneaux ou y apposer des autocollants militants, ce n’est pas exprimer une opinion : c’est tenter de faire taire celle des autres. C’est un acte d’intimidation qui piĂ©tine la libertĂ© d’expression.
La convergence des incivilités
Ces mĂ©thodes ne sont pas isolĂ©es. Elles Ă©manent souvent de groupements d’extrĂŞme gauche, de mouvances dites « woke », altermondialistes ou de militants de la cause LGBT, dont certains membres basculent de la dĂ©fense de droits individuels vers une forme d’intolĂ©rance dogmatique. Ce sont trop souvent les mĂŞmes logiques de mĂ©pris du bien commun que l’on observe sur les infrastructures de notre pays : des trains taguĂ©s, des murs de bĂ©ton d’autoroutes souillĂ©s, et des propriĂ©tĂ©s privĂ©es — comme les champs de nos agriculteurs — violĂ©es pour y imposer une propagande unilatĂ©rale.
Cette attitude relève d’une forme de terrorisme intellectuel, oĂą la minoritĂ© agissante prĂ©tend dicter Ă la majoritĂ© ce qui a le droit d’ĂŞtre dĂ©battu ou non. En s’en prenant aux outils du dĂ©bat public, ces militants affaiblissent le lien civique et polluent non seulement notre paysage visuel, mais aussi le climat politique.
Pour une tolérance zéro et des sanctions financières
Face Ă ces dĂ©rives, la passivitĂ© n’est plus une option. Il convient d’opposer la force de la loi et la responsabilitĂ© financière Ă ceux qui dĂ©gradent notre cadre de vie et nos institutions :
- Application stricte des sanctions pĂ©nales : Le vandalisme, la violation de domicile et l’entrave au dĂ©bat dĂ©mocratique doivent ĂŞtre poursuivis avec la plus grande fermetĂ©. Relever les plaques professionnelles ou privĂ©es des auteurs, dĂ©poser plainte systĂ©matiquement et exiger des rĂ©parations financières pour chaque affiche dĂ©truite ou mur souillĂ© est une nĂ©cessitĂ©.
- Suppression des subventions publiques : L’argent des contribuables ne doit en aucun cas financer, de près ou de loin, des structures, collectifs ou associations dont les membres ou les antennes locales s’adonnent Ă des actions illĂ©gales, au vandalisme ou au sabotage de campagnes politiques. L’octroi de fonds publics doit ĂŞtre strictement conditionnĂ© au respect absolu de la lĂ©galitĂ© et des règles dĂ©mocratiques.
La réponse par les urnes
La libertĂ© ne se nĂ©gocie pas sous la pression de militants masquĂ©s ou fuyants. La meilleure rĂ©ponse Ă donner Ă ceux qui refusent le dialogue et vandalisent nos campagnes ne se trouve pas dans l’invective, mais dans l’exercice le plus noble de nos droits civiques.
Face Ă l’intolĂ©rance et au mĂ©pris de notre pays, la rĂ©ponse doit ĂŞtre claire, dĂ©mocratique et massive. C’est dans l’isolement de l’isoloir, par un vote de conviction, que le peuple souverain doit rĂ©affirmer son attachement Ă ses frontières, Ă sa qualitĂ© de vie et au respect de ses institutions.
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