🇨🇭 Conseiller fédéral ou VRP de Bruxelles ? Le dérapage de trop de Beat Jans

Le 1er mai dernier Ă  Bienne, les Suisses n’ont pas assistĂ© au discours d’un sage serviteur de l’État, garant de la neutralitĂ© de nos institutions. Non, ils ont vu un VRP en campagne. Le conseiller fĂ©dĂ©ral socialiste Beat Jans, troquant son costume de magistrat contre celui de militant dogmatique, s’est lancĂ© dans une diatribe frĂ©nĂ©tique contre l’initiative de durabilitĂ© « Pas de Suisse Ă  10 millions ». Un spectacle affligeant qui pose une question fondamentale : qui sert encore les intĂ©rĂŞts du peuple souverain Ă  Berne ?

Le Souverain bafouĂ© : quand un magistrat s’Ă©rige en donneur de leçons

Rappelons un principe gravé dans le marbre de notre démocratie : selon notre Constitution, le peuple et les cantons forment le seul et unique Souverain. Le Conseil fédéral n’est qu’un organe exécutif, soumis à la volonté populaire, et non un directoire idéologique chargé de rééduquer les citoyens.

En transformant la tribune du 1er mai en cellule de propagande et en qualifiant de « promesses en l’air » les prĂ©occupations lĂ©gitimes des Suisses — trains bondĂ©s, pĂ©nurie de logements, infrastructures saturĂ©es, criminalitĂ© —, Beat Jans commet un abus de position flagrant. Ce militantisme obsessionnel viole l’esprit de collĂ©gialitĂ© et la retenue historique imposĂ©e aux conseillers fĂ©dĂ©raux en pĂ©riode de votations. Ce n’est plus de l’information, c’est du matraquage.

Le désastre Trump-Suisse : la tactique de la terre brûlée euro-fanatique

Mais l’euro-fanatisme de Beat Jans ne date pas d’hier, et ses consĂ©quences se chiffrent aujourd’hui en milliards pour notre Ă©conomie. Souvenons-nous du sabotage diplomatique orchestrĂ© par les cercles europhiles dont il est la figure de proue.

Alors que l’administration Trump avait initialement proposĂ© Ă  la Suisse un accord de droits de douane prĂ©fĂ©rentiels limitĂ©s Ă  10% — calquĂ© sur l’accord proposĂ© au Royaume-Uni —, Berne a dĂ©libĂ©rĂ©ment jouĂ© la montre. L’objectif occulte ? Retarder tout rapprochement bilatĂ©ral avec Washington pour maintenir la Suisse dans une dĂ©pendance totale vis-Ă -vis de Bruxelles et forcer un alignement sur l’Union europĂ©enne.

Le rĂ©sultat de cette trahison Ă©conomique ne s’est pas fait attendre. ExaspĂ©rĂ© par l’inertie et le manque de suivi rapide de nos autoritĂ©s, Donald Trump a fini par imposer un tarif punitif de 37% Ă  la Suisse. Une facture salĂ©e payĂ©e par nos PME et notre industrie d’exportation, sacrifiĂ©es sur l’autel de l’idĂ©ologie bruxelloise par des politiciens prĂŞts Ă  saboter la prospĂ©ritĂ© du pays pour complaire Ă  l’UE.

Le chantage aux Droits de l’Homme : l’argument de la peur

Ă€ court d’arguments face Ă  l’asphyxie dĂ©mographique que subit le pays, le chef du DFJP agite dĂ©sormais le chiffon rouge de la « trahison des valeurs » et de la rupture des traitĂ©s internationaux (CEDH, ONU). Ce chantage moralisateur est insupportable. Reprendre le contrĂ´le de nos frontières et planifier une croissance dĂ©mographique soutenable n’a jamais Ă©tĂ© un crime contre l’humanitĂ© ; c’est du bon sens et de la souverainetĂ©.

En prĂ©tendant que rĂ©guler l’immigration Ă©quivaut Ă  menacer les droits humains, Beat Jans insulte l’intelligence des citoyens suisses.

Conclusion : Remettre le Puck au centre

Pour reprendre la mĂ©taphore sportive de Beat Jans, qui affirmait qu’un « oui » le 14 juin serait un « auto-but », la rĂ©alitĂ© est tout autre : l’auto-but, c’est d’avoir un conseiller fĂ©dĂ©ral qui travaille activement Ă  l’affaiblissement de la position nĂ©gociatrice de son propre pays, que ce soit face aux États-Unis ou face Ă  l’UE.

Le 14 juin, le peuple suisse aura l’occasion de rappeler Ă  Beat Jans et Ă  l’establishment bernois qui est le vĂ©ritable patron dans ce pays. Il est temps de siffler la fin de la rĂ©crĂ©ation idĂ©ologique et de remettre la Suisse, sa libertĂ© et sa prospĂ©ritĂ©, au centre des prioritĂ©s.

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