La Suisse n’est pas une marchandise : Pour une croissance qui profite aux Suisses, pas aux statistiques
L’article de Philippe Gumy dans L’Agefi est le cri d’alarme classique d’une élite économique qui refuse de voir que son modèle est à bout de souffle. Pour ces lobbies, la Suisse n’est plus un pays, c’est une plateforme logistique. Pour eux, le citoyen n’est qu’un consommateur et le travailleur une simple variable d’ajustement comptable. Le 14 juin prochain, avec l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions ! », le peuple a l’occasion de rappeler une vérité fondamentale : l’économie doit servir le pays, et non l’inverse.
Le mirage de la croissance infinie
On nous agite le spectre d’une croissance « amputĂ©e ». Mais de quelle croissance parle-t-on ? Depuis des annĂ©es, la Suisse affiche une croissance extensive : nous produisons plus de richesse uniquement parce que nous sommes plus nombreux. RĂ©sultat ? Le PIB par habitant — la seule mesure qui compte pour votre pouvoir d’achat — stagne. On importe de la population pour gonfler les chiffres globaux, pendant que le citoyen moyen voit sa qualitĂ© de vie s’Ă©roder sous la pression des prix et de la promiscuitĂ©.
L’immigration : une drogue dure pour les entreprises
Les lobbies hurlent Ă la « pĂ©nurie de main-d’Ĺ“uvre ». C’est le cache-misère d’un manque cruel d’investissement dans la productivitĂ© et la formation. Pourquoi automatiser, pourquoi augmenter les salaires, pourquoi former nos seniors ou nos jeunes quand il suffit d’aller piocher des employĂ©s « prĂŞts Ă l’emploi » Ă l’étranger ? En facilitant l’immigration incontrĂ´lĂ©e, on subventionne indirectement des entreprises qui refusent de s’adapter aux rĂ©alitĂ©s du XXIe siècle. La raretĂ© de la main-d’Ĺ“uvre n’est pas un poison, c’est le moteur de l’innovation.
Le coût caché de la « réussite » économique
Monsieur Gumy nous parle de « réussite de nos entreprises ». Mais qui paie la facture des externalités ?
- Le bétonnage : Pour loger 10 millions d’habitants, il faut construire l’équivalent d’une ville comme Lausanne tous les deux ans.
- L’asphyxie : Nos trains sont bondés, nos autoroutes sont des parkings à ciel ouvert, et nos infrastructures saturent malgré des investissements de milliards.
- La crise du logement : La demande explose, les loyers s’envolent, et les classes moyennes sont chassées des centres urbains.
Les profits de cette immigration sont privatisĂ©s par les grandes entreprises, mais les coĂ»ts (infrastructures, Ă©coles, hĂ´pitaux, perte de paysages) sont socialisĂ©s et payĂ©s par vos impĂ´ts et vos primes d’assurance-maladie.
Le « bulldozer » est dĂ©jĂ lĂ
On accuse les initiants de vouloir passer avec un « bulldozer » administratif. Quelle ironie ! Le vĂ©ritable bulldozer est celui qui rase nos zones vertes et transforme notre plateau en une mĂ©tropole grise et continue. Plafonner la population Ă 10 millions, ce n’est pas s’isoler, c’est choisir la qualitĂ© plutĂ´t que la quantitĂ©. C’est refuser de devenir une zone de transit gĂ©ante au cĹ“ur de l’Europe.
Le 14 juin, nous ne voterons pas contre l’Ă©conomie, mais pour une Ă©conomie durable, souveraine et respectueuse de notre territoire. Dire « non » Ă la Suisse Ă 10 millions, c’est dire « oui » Ă une Suisse qui respire encore.
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