La fin du dollar, la fin de l’empire : quand l’Amérique devient une menace systémique

Un empire qui doit sanctionner, confisquer et bombarder pour forcer le reste du monde à utiliser sa monnaie n’est plus un pilier de stabilité : c’est un facteur de chaos global. Le dollar ne règne plus par la confiance, mais par la peur. Et à mesure que ce privilège monétaire se fissure, les États-Unis révèlent leur vrai visage : celui d’une puissance prête à mettre le monde en danger pour retarder l’inévitable. Cette tribune ne parle pas d’anti-américanisme. Elle parle d’un système en fin de vie, et du prix que l’humanité risque de payer pour son agonie.

 

Pendant près d’un siècle, les États-Unis ont dominé le monde non par la qualité de leur monnaie, mais par la capacité d’imposer son usage. Le dollar n’a jamais été fort par discipline ; il l’a été par contrainte, par norme forcée, par puissance militaire. Aujourd’hui, ce système arrive en bout de course. Et plus il s’effondre, plus l’empire qui le soutient devient dangereux pour le reste de l’humanité.

Ce que nous vivons n’est pas une crise monétaire parmi d’autres. C’est la désintégration du pilier central de l’ordre américain, et donc la fin d’un cycle impérial.

1) Le dollar : une monnaie sans ancrage, maintenue par la force

Depuis 1971, le dollar n’est plus adossé à l’or. Il n’est garanti ni par un actif réel, ni par l’équilibre budgétaire, ni par l’épargne nationale. Il est garanti par une chose unique : la domination géopolitique américaine.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

  • Dette fédérale américaine : > 34 000 milliards de dollars, soit bien au-delà de 120 % du PIB.

  • Déficits annuels structurels dépassant 1 500 milliards en période “normale”.

  • Paiement des intérêts devenu l’un des premiers postes budgétaires fédéraux.

Aucune monnaie n’a survécu durablement à ce niveau de déséquilibre sans ancrage réel. Aucune — sauf lorsqu’elle est imposée au monde entier.

C’est là qu’intervient le système du pétrodollar : tant que l’énergie mondiale se règle en dollars, la planète finance les déficits américains. Les États-Unis peuvent imprimer, les autres doivent produire.

Mais ce mécanisme se fissure.

2) La dédollarisation n’est plus un discours, c’est un fait

Depuis 2022, une rupture s’est opérée. Non pas idéologique, mais fonctionnelle.

  • La Russie vend une part croissante de son énergie hors dollar.

  • La Chine règle ses échanges stratégiques en monnaies locales ou en yuan.

  • L’Iran, sanctionné, a construit des circuits parallèles.

  • Les pays des BRICS représentent désormais environ 40 % du PIB mondial (en PPA) et développent des infrastructures de paiement indépendantes.

  • Les banques centrales ont acheté plus de 1 000 tonnes d’or par an ces deux dernières années — un record historique.

Ce ne sont pas des discours. Ce sont des décisions de trésorerie, de règlement, de souveraineté.

Et l’or revient au centre, précisément parce qu’il est hors système, hors sanction, hors impression monétaire.

Comme l’écrivait Ferdinand Lips :

« Le dollar ne survit que tant que l’or reste marginalisé. Toute accumulation d’or est une déclaration d’indépendance. »

3) Quand l’hégémonie monétaire s’effondre, l’empire devient violent

L’histoire est constante : les empires ne tombent pas calmement. Ils deviennent agressifs à mesure qu’ils perdent leur emprise.

Irak, Libye, Syrie, Venezuela : à chaque fois, la même mécanique.

On invoque la morale. On parle de démocratie, de drogue, de terrorisme.

Mais derrière, il y a toujours :

  • une ressource stratégique,

  • une contestation monétaire,

  • un refus de se soumettre au dollar.

Quand une monnaie repose sur la confiance, elle se défend par la crédibilité.

Quand elle repose sur la force, elle se défend par la guerre.

Aujourd’hui, les États-Unis ne protègent plus un ordre mondial : ils protègent leur privilège monétaire. Et pour cela, ils sont prêts à :

  • sanctionner des pays entiers,

  • confisquer des réserves étrangères,

  • militariser le commerce,

  • criminaliser la dédollarisation.

C’est ce basculement qui fait des États-Unis une menace systémique, non parce qu’ils sont puissants, mais parce qu’ils sont en déclin.

4) L’empire du dollar contre l’humanité productive

Le système dollar produit trois effets toxiques majeurs à l’échelle mondiale :

  1. Spoliation monétaire

  2. Instabilité chronique

  3. Guerres de maintien de l’ordre monétaire

Aucun système fondé sur ces trois piliers n’est durable. Aucun n’est moral. Aucun n’est compatible avec un monde multipolaire souverain.

Conclusion : l’effondrement du dollar n’est pas un risque, c’est une délivrance

La fin du dollar comme monnaie hégémonique ne sera pas la fin du monde.

Ce sera la fin d’un privilège impérial, et peut-être le début d’un rééquilibrage.

Le danger n’est pas la chute de l’empire américain.

Le danger, c’est sa réaction à cette chute.

Un empire qui doit bombarder pour défendre sa monnaie est déjà condamné.

Un monde qui continue de se soumettre à ce chantage se rend complice.

L’humanité n’a pas besoin d’un maître monétaire armé jusqu’aux dents.

Elle a besoin de monnaies ancrées dans le réel, de souverainetés respectées, et d’échanges libres sans canon ni ultimatum.

Le dollar meurt.

La vraie question est simple : combien de pays l’empire entraînera-t-il avec lui avant d’accepter la réalité ?

Ce que les médias taisent, nous l’analysons. Ce que Berne négocie, nous le décortiquons. Rejoignez maintenant notre QG sur Telegram: https://t.me/souverainetesuisse

🇨🇭 Sans financement, il n’y a pas de résistance. Soutenez Souveraineté Suisse maintenant :

https://souverainete-suisse.ch/faire-un-don/